Mille-feuille administratif dématérialisé : le parcours du combattant afin de trouver le seul service vraiment utile dans mon cas
Ressenti de l'usager : Négatif
Propriétaire occupant d'une maison de 1970 très dégradée (toiture amiantée non étanche, moisissures, installation électrique d'origine), je cherchais depuis plusieurs semaines à savoir à qui m'adresser pour une aide à la rénovation.
J'ai fini par joindre par téléphone le guichet habitat de ma communauté de communes. L'échange a été utile et j'ai été orienté vers un opérateur agréé.
Cependant, les annuaires en ligne manquent de fiabilité : ils répertorient encore des structures qui ne sont plus en mesure d'intervenir, sans qu'aucune information ne permette d'apprécier leur solidité. On risque d'engager des démarches auprès d'une entreprise sur le point de fermer.
L'opérateur vers lequel j'ai été orienté m'a indiqué par téléphone, après examen de photographies, que mon logement n'était pas assez dégradé pour relever du dispositif — sans s'être déplacé, sans grille d'évaluation transmise, et sans aucun écrit.
On m'a ensuite conseillé successivement la mairie, la préfecture, la DDTM, l'ADIL et les services sociaux, sans que le circuit soit jamais lisible pour l'usager.
Trois difficultés ressortent de ce parcours :
— Il n'existe pas de point d'entrée clair et unique pour un propriétaire occupant modeste.
— Les annuaires d'opérateurs agréés sont obsolètes et ne renseignent ni sur la disponibilité réelle des structures, ni sur leur pérennité.
— Rien n'impose qu'une évaluation soit réalisée sur place. Or une appréciation à distance ne permet pas de comprendre certaines situations : dans mon cas, une couverture en fibrociment amianté dont l'entretien courant est réglementairement impossible, et dont les infiltrations sont donc subies et non le fruit d'une négligence.
Je termine néanmoins sur un point positif : j'ai fini par découvrir Signal Logement, le seul service dont j'avais besoin dans mon cas mais pas facile à trouver...