Un système qui fonctionne pour les cas standards, mais montre ses limites dès qu’une situation sort du cadre habituel, avec des agents qui semblent insuffisamment formés pour traiter les dossiers atypiques.
Ressenti de l'usager : Négatif
Je suis artiste et exerce sous le statut d’artiste-auteur depuis début 2025. Comme il s’agissait de mes premières années d’activité, j’ai choisi de payer une surcotisation afin de bénéficier de l’ensemble de mes droits, notamment en matière de congé maternité et d’arrêt maladie. Je suis aujourd’hui enceinte de mon premier enfant.
Malgré 2 rendez-vous en présentiel, une dizaine d’appels téléphoniques et 5 réclamations écrites via la plateforme, mon problème n’est toujours pas résolu.
Premièrement, mon statut d’artiste-auteur n’a toujours pas été enregistré correctement, alors que l’URSSAF Limousin m’a indiqué que cet enregistrement était censé être automatique.
Deuxièmement, on me répond systématiquement chaque fois par une personne différente, que je n’ai pas droit aux indemnités journalières car je ne serais pas considérée comme "travailleuse professionnelle". Le problème est que les réponses arrivent sous forme de PDF auxquels il est impossible de répondre directement. Je dois donc recommencer depuis le début à chaque fois. Les informations se perdent et personne ne semble avoir la vision globale du dossier.
Je comprends qu’un agent ne puisse pas connaître toutes les situations particulières. Mais lorsqu’un dossier sort du cadre habituel, il devrait exister un moyen de le faire remonter à une personne spécialisée, capable de vérifier les informations et surtout d’agir concrètement, plutôt que de simplement "transmettre le message".
À force, on n’est plus considéré comme une personne avec un problème à résoudre, mais comme un dossier administratif à faire passer d’une pile à une autre.
Je ne pense pas qu’il soit juste de dire que les agents publics "ne s’en soucient pas". Mais justement, si l’on confie à des agents la responsabilité de traiter des situations qui ont des conséquences très concrètes sur la vie des personnes, ne faudrait-il pas mieux les former et prévoir un véritable suivi lorsqu’un dossier est atypique ?