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Mauvais avis avec le centre d'appel, je suis dans revenu pendant deux mois et ils me raccrochent au nez
Ressenti de l'usager : Négatif
J’ai contacté à plusieurs reprises le service des bourses du CROUS au téléphone. En tant qu’étudiant ultra-marin, sans aucun revenu, habitant à 10 000 km de chez moi et boursier échelon 5, j’ai besoin du complément de vacances auquel j’ai droit.
Ma soutenance est prévue en septembre, et depuis le mois de mai, je me bats pour que mon dossier soit enfin pris en compte. À chaque appel, on m’assure qu’il va être traité, mais chaque semaine, on me demande de nouveaux documents, ce qui repousse toujours plus l’examen de ma demande. Et ce, malgré mes multiples demandes pour connaître dès le départ la liste complète des pièces à fournir.
Ce manque de rigueur est déjà préoccupant. Mais vendredi 25 juillet, alors que je cherchais une confirmation de versement pour le mois d’août — indispensable à ma survie — on m’a annoncé qu’il serait repoussé à septembre, contredisant ce qui m’avait été dit la semaine précédente.
Aujourd’hui, je suis sans ressources, je termine mon mémoire, je cherche un emploi, et je n’ai aucun soutien familial. Et voici ce que le CROUS me répond :
"Contacter le service social" (alors que les délais sont très longs) ;
"Allez manger au CROUS" (alors que la majorité des structures sont fermées l’été) ;
"Vous ne devez pas compter uniquement sur vos bourses, ce n’est qu’un complément", alors que je suis échelon 5, sans autre revenu, et étudiant d’outre-mer.
Vendredi, après un énième appel, on m’a raccroché au nez, feignant de ne plus m’entendre. Ce matin, après 45 minutes d’attente, même scénario. Depuis, je n’ai plus accès à la plateforme téléphonique.
Je suis étudiant à Sciences Po Paris, en lien avec plusieurs associations étudiantes, et je ne resterai pas silencieux face à cette situation injuste. J’espère sincèrement que ce message sera pris en considération avant que des journalistes ou mon institution — très engagée pour les étudiants d’outre-mer — ne s’en saisissent.
Il est intolérable de devoir lutter pour VIVRE.
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