Accueil exécrable, et agent d'accueil agissant avec ostentation
Ressenti de l'usager : Négatif
Lundi 20 avril 2026, entre 15h10 et 15h25, je me suis rendu à la sous-préfecture d'Antony - Boulogne-Billancourt (2 bis rue Damiens, 92100) pour accompagner un proche, ressortissant d'un État tiers et conjoint d'une ressortissante de l'Union européenne, dans le suivi de sa demande de carte de séjour « membre de famille d'un citoyen de l'Union ». Cette demande a été déposée le 13 octobre 2025. Plus de six mois plus tard, aucun récépissé ni document provisoire ne lui a été remis, et aucun de ses courriels ou messages de relance n'a reçu de réponse.
À notre arrivée, l'accès à la sous-préfecture nous a été refusé par l'agent d'accueil. Je lui ai demandé courtoisement à être entendu. L'agent s'est adressé à nous sur un ton méprisant. Mes tentatives répétées de ramener l'échange à un registre apaisé sont restées sans effet. L'agent s'est prévalu à plusieurs reprises, avec ostentation, d'agir « au nom du sous-préfet » et « directement pour le sous-préfet », sans qu'aucune information utile sur le dossier ni aucune orientation vers un autre interlocuteur ne nous soit communiquée.
À la suite de ce refus, nous avons tenté, depuis mon téléphone, de joindre la sous-préfecture au 0 806 00 16 20. L'appel a été maintenu 26 minutes et 57 secondes sans qu'aucun interlocuteur ne prenne la ligne.
Un usager engagé dans une démarche légitime se trouve ainsi sans interlocuteur physique, téléphonique ou écrit, et sans le document provisoire auquel il a droit. Ce vécu est en décalage frontal avec les engagements Services Publics+. J'ai exercé de 2010 à 2016, en tant que consultant en management, des missions d'appui auprès des services préfectoraux dans le cadre de la RGPP puis du SGMAP, et mesure l'écart entre ces engagements et la réalité constatée.