Je suis un Tunisien et à cause de la préfecture de Créteil je souffre de problèmes psychologiques aujourd’hui
Ressenti de l'usager : Négatif
Je suis rentré en France en 2013 avec un contrat d’accueil d’intégration, suite à un regroupement familial. En 2014, j’ai obtenu ma carte de résident de 10 ans qui expire en juillet 2024.
Le mois de février, j’ai reçu une notification de la disponibilité de renouvellement. Quand j’ai été sur mon compte ANEF pour faire la demande, un message s’affiche : la direction n’a pas connaissance de la date de remise de votre dernier titre de séjour.
Depuis février 2024 jusqu’à octobre 2024, moi j’essaye de prendre un rendez-vous pour débloquer la situation. J’ai envoyé des mails, j’ai envoyé des lettres recommandées avec accusé de réception et la préfecture de Créteil fait le silence de mort.
Finalement, j’ai eu l’idée de me faire passer pour un citoyen européen et là j’ai eu un rendez-vous tout de suite et mon compte a été débloqué. J’ai déposé ma demande en octobre 2024. Le jour même, j’ai reçu une attestation de dépôt et deux mois plus tard, j’ai reçu une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’en février 2025.
Fin du mois de février, j’ai reçu un mail de la préfecture pour me dire que je dois me présenter pour la prise d’empreintes et la signature d’un contrat d’engagement vers la République, ce que j’ai fait. Et jusqu’à aujourd’hui je n’ai aucune nouvelle.
J’ai perdu mon appartement car je n’arrivais plus à payer le loyer. J’ai perdu mon travail car mon employeur, n’ayant pas une carte de résidence valide, n’a pas pu renouveler mon contrat. Ma fille je ne l’ai pas vue depuis un an car je vis comme un clochard, je dors chez des amis à droite à gauche et je ne voulais pas qu’elle me voie comme ça.
La France a colonisé mon pays, la Tunisie, pendant 130 ans. Mon grand-père a été emmené pour combattre par la force pendant la deuxième guerre mondiale, et il est rentré avec un seul œil.
Mon père a fait un arrêt cardiaque et je n’ai pas pu aller le voir. Il a failli mourir. Et aujourd’hui, la France nous traite, les Tunisiens, comme des chiens.