Ma situation face aux lenteurs de l’administration centrale d’état civil – une attente interminable pour les Français de l’étranger
Ressenti de l'usager : Négatif
Je souhaite témoigner de mon expérience avec l’administration centrale d’état civil à Nantes, en tant que Français vivant à l’étranger.
Après une séparation en 2019, mon divorce a été prononcé en 2022 par un tribunal tunisien. Je me suis remarié en Tunisie en décembre 2022, sans passer par le consulat de France, car les réalités locales rendent toute vie commune difficile sans preuve de mariage (impossible de réserver un hôtel ou de voyager ensemble).
J’ai transmis, dès janvier 2023, mon dossier de mise à jour d’état civil (pour faire reconnaître mon divorce). Il m’a fallu attendre jusqu’à septembre 2024 pour que cette mise à jour soit enfin enregistrée.
J’ai ensuite déposé, en septembre 2024, mon dossier de transcription de mariage. Un numéro de dossier m’a été attribué en novembre, mais depuis, aucune nouvelle. Nous sommes en avril 2025, et mon mariage n’est toujours pas reconnu par l’état civil français.
Entre-temps, j’ai été muté, en février 2025, à plus de 18 000 km de la métropole, ce qui rend tout déplacement vers la Tunisie extrêmement compliqué. Et tant que mon mariage n’est pas transcrit, je ne peux engager aucune demande de visa long séjour “Vie privée et familiale – Conjoint de Français”.
Ma vie personnelle est donc suspendue à une formalité administrative qui traîne depuis plus de deux ans. Je suis aujourd’hui séparé de mon épouse, non pas à cause de la distance ou d’un choix personnel, mais à cause des lenteurs de l’administration.
Je pose cette question : les Français de l’étranger sont-ils traités comme des citoyens à part entière ? Il est urgent que des solutions soient apportées à ces situations humaines trop souvent ignorées.