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Accueil au commissariat
Ressenti de l'usager : Négatif
Je me suis présenté au commissariat central de mon arrondissement à Paris pour déposer une deuxième main courante dans le cadre d'un conflit conjugal, et faire ainsi enregistrer une dénonciation de violences psychologiquesJ'explique au fonctionnaire qui prend ma déposition les grandes lignes des contraintes légales et financières (bail avec caution bancaire, conjoint irrespectueux de la loi et récidiviste des expulsions locatives, ...) qui m'empêchent de quitter mon logement, en précisant que le sujet est complexe mais que les trois avocats spécialisés que j'ai consultés ont tous conclu à l'impasse légale dans laquelle je me trouvaisDisposait-il d'une qualification plus pointue qu'eux ? Le fonctionnaire de police m'a soutenu mordicus dans un style "y'a qu'à", que les avocats se trompaient et que je devrais les inviter à le contacter pour qu'il leur explique le droit et comment me sortir d'affairesPuis le fonctionnaire m'a clairement forcé la main pour soit déposer une plainte (avec les conséquences que l'on peut imaginer), soit renoncer à ma main courante. Je suis allé au bout de ma démarche, mais avec une sensation de quasi-regret d'être venuLors de mon premier dépôt de main courante pour évoquer ce même conflit conjugal, j'ai eu la chance d'être reçu par une fonctionnaire qui a fait preuve d'écoute, qui m'a rappelé que la police était là pour moi en cas d'urgence, et qui s'est inquiété avec tact de mon état physique (étais-je physiquement violenté ?) et moralEn sortant du commissariat cette deuxième fois, je me suis dit que je ne pouvais pas compter sur l'Etat pour me défendre, ni même me protéger.
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