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Dix minutes de correction refusées : l'addition pour le service public.
Ressenti de l'usager : Négatif
Au terme de mes fonctions d'agent public, l'ouverture de mes droits à l'allocation chômage supposait un unique document : l'attestation employeur destinée à France Travail, que tout employeur doit remettre au moment de la rupture. Demandée dès mon départ, elle ne m'est parvenue que plus d'un mois après et ses mentions substantielles ne correspondaient pas à ma situation. Je les ai signalées le jour même, point par point, notice officielle à l'appui. Les informations exactes figuraient déjà dans des courriers de l'administration elle-même : la correction représentait quelques minutes de travail. Ce signalement est resté sans réponse.
Ce que cette abstention a coûté à la collectivité : France Travail ne peut instruire mon dossier ; le RSA, versé par la CAF et le département, supplée l'allocation qui aurait dû prendre le relais ; une juridiction a été saisie, mobilisant juge et greffe, puis les services juridiques du ministère ; le Défenseur des droits est saisi ; un parlementaire est sollicité pour une question écrite au Gouvernement. Plutôt que de corriger, l'administration a soutenu en justice que la rectification constituait une « demande distincte » invitant l'usager à engager une nouvelle procédure, aux frais de la collectivité, pour obtenir ce qu'un gestionnaire pouvait accomplir en quelques minutes. Pour économiser dix minutes de correction, six services publics au moins ont été mobilisés, sans que la difficulté soit résolue. Dans un contexte d'effort budgétaire, ce fonctionnement interroge : le refus de traiter une demande simple en amont engendre, en aval, des coûts sans commune mesure et laisse l'usager sans revenu.
Cette réponse a été générée par une IA à 33 % et vérifiée par un agent.
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