Enfer bureaucratique dématérialisé
Ressenti de l'usager : Négatif
Il fut un temps, au début du troisième millénaire, où, créer son auto-entreprise prenait quelques minutes et trois formulaires à remplir.
Aujourd'hui, pour réussir la cessation de cette auto-entreprise, c'est un véritable parcours électro-informatique du combattant, à commencer par l'obtention de la signature électronique qui nécessite déjà d'avoir un i-phone ou un smartphone, ce qui n'est pas forcément le cas de tout le monde (il n'y a pas d'obligation légale d'avoir un i-phone ou un smartphone, ni même un téléphone portable... même si dans notre 'monde connecté' il est de nos jours difficile de vivre sans portable).
Pour pouvoir se désinscrire du registre de l'auto-entreprenariat, il faut donc d'abord s'inscrire sur un site pour obtenir cette signature électronique qui permettra de se désinscrire !!
Et pour obtenir cette signature électronique il faut créer un mot de passe, puis un code d'activation puis un code secret (!!!), le tout suivi du scan, avec le téléphone, la la Carte nationale d'identité, du scan de la photo de cette CNI sous plusieurs angles, puis d'une série de selfies de face et de profil. Suite d'opérations qui, à chaque fois consomment de l'énergie.
Une fois obtenue cette signature électronique il faut revenir au site INPI (institut national de la propriété industriel) qui annonce clairement qu'aucun dossier papier n'est recevable, que toutes les formalités doivent être réalisées en ligne dans le cadre du "Guichet unique des Entreprises". Et une fois sur ce site, sept pages de questions à remplir et à valider à chaque page, voire à revalider suite à une faute de frappe, un oubli de réponse à une question pas claire, etc.
Bref, c'est épuisant, mais je suis rassuré, l'informatique nous facilite la vie.
Quant à interroger le chatbot, il ne comprend pas les questions qui ne sont pas préenregistrées dans sa cervelle artificiel.