L’enfer numérique pour une simple régularisation de travaux thermiques
Ressenti de l'usager : Négatif
J'ai tenté de régulariser le remplacement à l'identique de mes fenêtres (sauf changement de matériau pour une amélioration de la performance énergétique) via le portail GNAU de Tours Métropole. Ce qui devrait être une formalité citoyenne est un parcours kafkaïen, révélant un outil conçu pour le confort de l’Administration au détriment de l’usager.
Une complexité organisée pour prolonger les délais :
Le portail impose un formulaire type "construction neuve", forçant l'usager à répondre à des questions absurdes (énergies renouvelables L. 171-4, réseaux, voirie) pour un simple remplacement de vitrage. Cette complexité inutile semble délibérée : elle multiplie les risques d'erreurs ou d'omissions mineures de l'usager. Or, chaque imprécision est systématiquement exploitée par le service instructeur pour envoyer une demande de pièces complémentaires le 28ème jour, permettant de réinitialiser légalement le délai d'instruction et de masquer la saturation des services.
Des failles techniques majeures :
Incohérence totale : Les catégories (DPA/DPC) contredisent les guides d’utilisation fournis.
Censure technique : Les champs de description sont si limités en caractères qu'il est impossible de détailler les performances techniques nécessaires pour prouver la bonne foi du pétitionnaire.
Outils inadaptés : Les outils de mesure mis à disposition par l'Administration (géoportail notamment) manquent de précision, obligeant à des calculs manuels complexes pour des données sans réel enjeu architectural.
Conclusion :
Le système actuel décourage la mise en conformité et la rénovation énergétique. Il est anormal qu'un citoyen doive "ruser" avec un logiciel mal conçu pour simplement déposer une photo de façade. Cette bureaucratie numérique ne sert pas l'urbanisme, elle sert de bouclier à une administration. Seule l'aide d'une IA a permis d'arriver au bout du dépôt de dossier.