Désespoir et urgence à l'arrivée de l'expiration du récépissé
Ressenti de l'usager : Négatif
Je suis Français et j’écris en tant que partenaire pour témoigner de notre expérience liée au renouvellement du titre de séjour de ma femme, immigrée en France en toute régularité. Depuis plus de deux ans, notre vie est rythmée par l’incertitude administrative : dossiers déposés, relances, absence de réponse, ou réponses tardives et impersonnelles du type “votre dossier est en cours d’instruction”, sans délai, sans visibilité, sans solution.
Nous ne demandons pas un traitement de faveur. Nous demandons un service public prévisible et humain. Quand les délais ne peuvent pas être tenus, il faut au minimum : une information claire sur l’avancement et le délai réaliste, et surtout des documents provisoires permettant de continuer à travailler et à vivre normalement, sans craindre l’arrêt d’un contrat ou la perte de droits uniquement à cause de retards administratifs.
Ma compagne est pleinement intégrée : elle parle couramment français (niveau B2/C1), poursuit un master en intelligence artificielle et travaille en alternance dans un grand groupe français. Aujourd’hui, elle risque de perdre sa stabilité (contrat, revenus, études) simplement parce que le renouvellement n’arrive pas dans les temps et que personne ne nous donne de réponse fiable. Nous attendons un enfant et nous avons besoin de sérénité, pas d’angoisse permanente.
Je sais que ce n’est pas la faute des agents individuellement : le problème est systémique. L’État doit garantir des délais respectés ou, à défaut, une continuité de droits automatique (attestations) et une communication utile, avec des réponses concrètes. Aujourd’hui, mentalement, nous sommes à bout. Personne ne devrait vivre ainsi alors qu’il respecte les règles.
Je me tiens à la disposition de la préfecture pour échanger davantage et proposer des solutions car cette situation est indigne et ne peut continuer plus longtemps. Dans l'espoir d'avoir un retour rapide pour que notre situation soit enfin réglée.