CAEM et grossesse
Ressenti de l'usager : Négatif
J’étais en séjour en France pendant ma grossesse de jumeaux. J’avais besoin de consultations obligatoires avec échographie tous les quinze jours. On m’a refusé l’acceptation de ma Carte Européenne à l’Hôpital de Nice.
L’administration de l’hôpital a tenté de me convaincre que la carte européenne ne couvrait pas ces consultations obligatoires pour les femmes enceintes, car elles sont programmées. Je n’ai pas voulu entrer dans une discussion, car j’avais peur pour ma grossesse. Même si c’est une somme énorme pour ma famille monoparentale avec trois enfants, j’ai payé la plupart des examens obligatoires, soit plus de 1 000 euros. J’ai suivi leurs instructions et j’ai fait une demande de remboursement en Espagne. Je n’ai toujours pas reçu de réponse, car ces demandes sont examinées pendant des mois, voire des années. Je n’ai pas pu payer le reste (plus de 400 euros). L’hôpital a alors demandé la saisie administrative, ce qui m’aurait obligée à m’endetter.
Au cours de notre correspondance, j’ai présenté diverses décisions concernant la carte européenne, par exemple :
Vérifié le 11 août 2025 - Service Public / Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)
« La CEAM garantit une prise en charge des soins dans le pays de séjour dans les mêmes conditions qu’un assuré social de ce pays.
Soins couverts
La CEAM couvre :
- Les soins médicalement nécessaires
- Les maladies chroniques ou préexistantes
- La grossesse
- L’accouchement. »
D’ailleurs, si en tant que femme enceinte, je dois bénéficier, grâce à la carte européenne, d’un traitement aux mêmes conditions qu’une femme enceinte assurée en France, j’ai tout à fait le droit à une prise en charge à 100 % des examens prénataux obligatoires.
Le CHU de Nice indique dans ses réponses ne pas disposer de prise en charge pour les soins de grossesse obligatoires. En résumé, je constate avec amertume que la protection des femmes enceintes est déjà inscrite dans la loi, mais qu’elle n’est pas appliquée dans la pratique.