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Chercheur bloqué : quand l'administration fabrique des sans-papiers
Ressenti de l'usager : Négatif
Chercheur scientifique algérien, j'ai anticipé le renouvellement de mon titre en déposant mon dossier plus de 3 mois à l'avance à la sous-préfecture de Saint-Denis (93).
S'en sont suivis 4 mois de silence absolu, malgré de multiples alertes : lettres recommandées, courriels, intervention de mon employeur, de mon université, saisine du Défenseur des droits, et un standard téléphonique indigne.
Résultat : mon dossier a été clôturé brutalement avec pour seule instruction d'utiliser la plateforme ANEF. Cette décision révèle une méconnaissance flagrante de l'Accord franco-algérien par l'administration elle-même : mon statut n'est juridiquement pas éligible à cette plateforme. Ils ont fermé mon dossier sans même lire mes alertes.
Conséquences : titre expiré, contrat de travail suspendu, perte de salaire.
Il est inacceptable que l'administration ignore le droit qu'elle est censée appliquer et qu'il faille condamner l'État pour obtenir un simple rendez-vous. Au moins, ils se sont rendus compte que ce n'était pas des « Démarches simplifiées » et l'ont renommé « Démarches numériques » : cela ne fait que complexifier la vie et fabriquer des sans-papiers.
Une personne a vécu une expérience similaire.
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