Compte Cesu bloqué
Ressenti de l'usager : Négatif
Mon papa, très âgé (86 ans) et atteint de la maladie d’Alzheimer, s’est retrouvé avec son compte Cesu bloqué car il n’avait plus de box internet, donc plus de mail chez Orange, et il avait donc dû changer son identifiant de connexion. Pour des raisons que j’ignore totalement, son compte a été bloqué par les services Cesu.Urssaf, donc plus de possibilité de déclarer ses employés (jardinier, auxiliaire de vie, aide ménagère, et cetera).
Moi, sa fille, quand j’ai voulu débloquer la situation, j’ai passé des heures à trouver de l’aide par mail puis par téléphone. Je devais recréer un compte pour mon papa, mais pour cela il me fallait son numéro Cesu employeur que mon papa avait perdu (Alzheimer, 86 ans). Sans ce fichu code, impossible de lui récupérer son compte sur le site Cesu.Urssaf…
J’ai tenté de trouver de l’aide au téléphone, après avoir poireauté plus de 20 minutes j’ai fini par avoir une dame qui m’a simplement dit que, pour des raisons de sécurité, elle ne pouvait pas me donner le numéro Cesu employeur de mon papa, qu’il fallait que je remplisse un formulaire de contact pour qu’on me l’envoie par mail. J’ai rempli le fameux formulaire de contact et le fameux numéro n’est jamais arrivé, ni sur ma boîte mail ni sur la nouvelle adresse mail de mon papa.
Dépourvue de solution, j’ai fait une demande d’aide auprès du Défenseur des droits… Là non plus, rien ne s’est passé… À la fin du mois, j’ai expliqué à l’auxiliaire de vie de mon papa que je n’avais pas d’autre choix que de la payer sans la déclarer ce mois-ci, puisque le compte de mon papa était bloqué par l’administration qui gère les déclarations Cesu.
Je lui ai expliqué la situation en détail et elle m’a informée que le numéro Cesu employeur de mon papa figurait sur ses fiches de paie antérieures… J’ai récupéré le fameux numéro et pu, au bout de trois semaines, recréer un compte pour mon papa…
Les administrations françaises ne sont pas là pour aider les usagers des services publics, elles passent leur temps à pourrir la vie des « aidants familiaux »…