PIRE EXPERIENCE
Ressenti de l'usager : Négatif
Se rendre à Pôle emploi est une expérience marquée par un profond malaise. On y observe la détresse de ceux qui viennent quémander un emploi, un secours ou une aide.
Sociologiquement, la surreprésentation de la communauté africaine française, des immigrés et des "nouveaux entrants" (Indiens, Sri-Lankais, etc.) est frappante, donnant l'impression d'une zone d'exploités. Cette tension est accentuée par la posture de certains personnels d'accueil, qui semblent se pavaner, fiers de s'être extirpés de la masse des chômeurs.
Mon entretien avec un gestionnaire a été particulièrement révélateur. Après avoir rapidement balayé mon besoin d'assistance, jugeant mon expérience suffisante, l'agent a inversé les rôles pour parler de ses propres motivations. Il aurait pris ce poste non pas par vocation d'assistance, mais pour des raisons pratiques (proximité de son domicile) afin de faciliter l'exercice d'un second emploi. Cette démarche met en lumière le dédain pour les demandeurs et révèle une grande hypocrisie institutionnelle vis-à-vis du "peuple" qu'on prétend aider.
La recherche d'un bilan de compétences, d'une formation ou d'un poste est soumise à des délais intenables et à une complication constante. La cause principale semble être la compétence des conseillers, souvent formés à la va-vite. Incapables de saisir la technicité de certains métiers, ils préfèrent botter en touche. L'efficacité est entravée par le temps qu'il faut à un gestionnaire pour comprendre ses propres équipes – en proie à un turn-over constant – soit environ six mois.
Ce site, Pôle emploi, est censé être notre filet de sécurité. Pourtant, il semble avoir abandonné la masse des chômeurs, oubliant qu'une société qui n'offre pas d'emploi à ses citoyens est une société qui se meurt ou qui bascule dans l'horreur.