Expérience frustrante et anxiogène : manque de confidentialité, d’écoute et de prise au sérieux
Ressenti de l'usager : Négatif
Je souhaite partager mon profond mécontentement concernant la prise en charge de mes plaintes.
Dès l’accueil, la confidentialité n’est absolument pas assurée : on nous interroge sur les motifs de la plainte, y compris sur l’identité de la personne mise en cause, alors qu’il y a du passage constant, notamment d’ouvriers. Il est très inconfortable – et potentiellement dangereux – de devoir citer un nom dans un tel contexte, sans aucune discrétion.
Lors de ma première plainte pour acte de vandalisme, j’ai été reçue par une gendarmette qui m’a ouvertement mis en doute : « Pourquoi il aurait fait ça ? »
Je me suis sentie rabaissée, dénigrée et pas prise au sérieux, alors que je venais signaler un fait grave.
La deuxième fois, la prise en charge s’est mieux passée, mais j’ai eu le sentiment que la parole de deux femmes pèse moins que celle d’un homme, puisque son témoignage a été considéré, et l’affaire classée sans suite.
Pour ma troisième plainte — cette fois pour violation de domicile, avec preuve vidéo à l’appui — j’ai déposé le dossier depuis trois semaines. À ce jour, je n’ai toujours aucune information sur une éventuelle convocation.
J’ai appelé la gendarmerie : personne ne peut me répondre. Aucun suivi, aucune visibilité. C’est incompréhensible et extrêmement inquiétant.
Face à ce manque d’écoute, de confidentialité et de réactivité, je m’interroge sincèrement sur la façon dont sont traitées les victimes, en particulier les femmes.
On s’étonne des féminicides, mais quand les signaux d’alerte ne sont ni entendus ni pris en compte, comment les choses pourraient-elles évoluer ?