Appel à l’aide – Transcription de mon mariage en souffrance depuis 8 mois
Ressenti de l'usager : Négatif
Monsieur, Madame,
Voilà huit mois que j’attends la transcription de mon mariage sur les registres de l’état civil français. Lors du dépôt de ma demande, on m’avait indiqué un délai minimum de six mois. Après sept mois, on m’a annoncé que le délai était en réalité de douze à dix-huit mois. Depuis, silence total : aucune nouvelle, aucun suivi, aucune réponse à mes sollicitations. Chaque jour, je me heurte à un mur qui me laisse désarmé.
Je suis français, je paie mes impôts, je sers mon pays avec loyauté. Fonctionnaire, j’ai mis tout mon cœur à aider mes concitoyens, croyant profondément en nos valeurs de justice et de respect. Mais aujourd’hui, je me sens abandonné. Cette attente interminable me donne le sentiment d’être traité comme un citoyen de seconde zone, pire encore, comme un déchet administratif. Jour après jour, quelque chose se brise en moi.
Et ce n’est pas seulement moi qui souffre. Ma femme, laissée dans une incertitude insupportable, sombre dans l’angoisse. Son état se dégrade. Les appels vidéo sont devenus impossibles ; je n’entends plus que ses pleurs au téléphone. C’est insoutenable. Depuis une semaine, je tente de la rassurer en lui répétant que “c’est bientôt fini”, mais je sais que ce n’est pas vrai. Son état émotionnel empire, et j’ai peur qu’elle tombe dans une dépression profonde, voire des troubles psychologiques irréversibles.
Je vous écris avec le cœur lourd, non par colère mais par désespoir. J’en appelle aux responsables politiques : regardez ce qui se passe, écoutez nos voix. Nous ne demandons pas des privilèges mais le respect de nos droits et un traitement digne.
Ce n’est pas seulement mon histoire, c’est celle de nombreux Français à l’étranger, prisonniers d’une machine administrative qui oublie l’humain. Je vous demande, avec toute la douleur d’un citoyen loyal et démuni, de prendre la mesure de ce problème et d’y apporter une solution urgente.
Avec tout le respect dû à vos fonctions, mais aussi la détresse d’un homme...