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Du statut de cadre à la précarité : silence administratif destructeur
Ressenti de l'usager : Négatif
Depuis 2018, je vis en France où j’ai poursuivi mes études et obtenu 4 diplômes, dont un Master 2. En septembre 2023, j’ai déposé une demande de changement de statut « étudiant » vers « vie privée et familiale » à la préfecture de Grenoble. Plus de deux ans après, je n’ai toujours aucune réponse malgré mes multiples relances. Je dispose seulement d’un récépissé portant la mention « non autorisé à travailler ».
Cette situation me prive de toute activité professionnelle : je suis cadre diplômée, mais j’accumule un trou de deux ans dans mon CV, ce qui constitue un handicap majeur pour un futur recrutement. J’ai tenté de trouver des solutions pour limiter la perte de compétences : préparer une thèse (sujet validé, encadrants trouvés, lectures entamées), mais la préfecture refuse le passage au statut « scientifique-chercheur », m’empêchant d’accéder aux financements et aux formations nécessaires. J’ai aussi envisagé un Master en alternance pour justifier ce vide dans mon parcours, mais là encore, l’absence d’autorisation de travail bloque toute possibilité.
Ainsi, je me retrouve face à une impasse : pas de travail, pas de formation, pas de thèse. Ces blocages administratifs détruisent ma carrière, m’enferment dans une précarité financière (un seul salaire pour toute la famille, avec un enfant à charge) et me plongent dans une détresse morale croissante.
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