Laissée sans réponse, sans droit et sans recours
Ressenti de l'usager : Négatif
Aujourd’hui, vendredi 11 juillet 2025, je me retrouve sans emploi et sans ressources.
Mon contrat de travail a pris fin ce soir, non pas par choix, ni par faute professionnelle, mais parce que l’administration n’a pas fait son travail.
Je suis arrivée légalement en France en décembre 2024, dans le cadre d’un regroupement familial. Je suis mariée, mon mariage est reconnu et transcrit à l’état civil français.
Dès mon arrivée, j’ai respecté toutes les démarches demandées.
Aucune réponse de la Préfecture de l’Isère. Mes relances sont restées sans suite. Il est impossible de les joindre par téléphone ou par mail. La plateforme de rendez-vous est inaccessible pour mon cas, et je me heurte à une impasse administrative totale.
Résultat : je me retrouve aujourd’hui en situation irrégulière, privée de mes droits, licenciée de fait, sans ressources, et en situation de grande précarité.
Ce que je vis est non seulement profondément injuste, mais aussi contraire à la Loi. Le Code des étrangers prévoit qu’en cas de lenteur administrative, une attestation de prolongation doit être délivrée pour éviter précisément ce genre de situation.
J’ai tout fait dans les règles. J’ai travaillé, je me suis intégrée, j’ai respecté toutes les étapes. Et aujourd’hui, on me laisse tomber.
Je témoigne pour dénoncer une réalité que vivent de nombreuses personnes étrangères en France : des délais interminables, une administration inaccessible, et des conséquences humaines gravissimes.
Il ne s’agit pas seulement d’un papier. Il s’agit d’un droit fondamental : celui d’être traité avec dignité et équité.