Plainte pour agression sexuelle
Ressenti de l'usager : Négatif
Je suis arrivée dans le commissariat de police de Colbert avec l'aide d'une intervenante dans ce commissariat. Elle a pu m'apporter une aide et une écoute pour m'accompagner dans le dur processus qui est de porter plainte pour agression sexuelle.
Malheureusement, la policière qui a pris ma plainte n'a pas été aussi bienveillante. Je suis arrivée le samedi à 8h et quelques, étant reçue de manière absolument ignoble.
Premièrement, la confidentialité n'était pas au rendez-vous puisque l'agression en question et la plainte ont été entendues dans le couloir du commissariat : lieu de passage, et donc, d’inconfort extrême pour moi.
La policière a donné son avis sur mon agression, en me demandant de me mettre à sa place, que c'était peut-être aussi confus pour lui, car j'avais changé d'avis sur ma conception du sexe (Je tiens à préciser que j'ai été touchée pendant mon sommeil).
J'ai reçu une leçon de morale sur l'utilisation des applications de rencontre, sur notre écart de génération et à quel point les femmes de cette "nouvelle génération" ne se respectaient pas, étant donné que certaines "couchaient avec des gens sans même connaître leur prénom". Ce n'était pas mon cas et je n'étais pas venue pour avoir une discussion sur les réseaux sociaux mais bien pour porter plainte.
En plus de ça, j'ai dû rectifier ma plainte, puisque cette personne n'a pas jugé "nécessaire" (je reprends ces mots), de rajouter qu'il a pu y avoir des violences au sein de la relation. Au lieu de ça, cette personne a écrit que "le couple se passait bien".
En plus de tout ça, la policière n'a pas voulu prendre les aveux que j'avais sur moi, et ne m'a pas expliqué que je pouvais les envoyer au procureur, elle m'a dit que ça ne servait à rien. qu'il n'y aurait pas de jugement.
Je suis ressortie sans ma plainte, on ne m'a même pas demandé comment je préférais l'avoir.