Relevé d'empreintes impossible au retrait d'une CNI
Ressenti de l'usager : Négatif
Ma mère de 76 ans a dû renouveler sa CNI. Au dépôt du dossier, l'Officier d'Etat civil avait réussi à lui prélever non sans mal deux empreintes de doigts. Au retrait, l'informatique ne fonctionnait pas. Il a fallu revenir. Et le lendemain, la machine de relevé d'empreintes n'a voulu enregistrer aucune de ses empreintes. Refus de tous les relevés, malgré tous les efforts de ma mère (différentes pressions, frottage sur le front des doigts, nettoyages successifs, etc) et de l'Officier d'état civil (qui lui pressait les doigts, essuyait l'appareil sans arrêt avec des lingettes). Un vrai sketch. L'agent a précisé, devant mes interrogations, que l'appareil posait problème pour toutes les personnes arthrosiques. Comment peut-on utiliser un appareil qui n'a pas été testé "tous publics"? L'officier a fini par remettre la CNI à ma mère, voyant que tout avait été tenté. L'agent a envoyé un message mail à la Préfecture pour expliquer. Eh bien, 3h après, appel de l'Officier à ma mère pour qu'elle restitue sa CNI et son attestation de retrait. Ordre de la Préfecture. Une aberration. Ma mère ne compte rien restituer. Elle a déjà remis son ancienne CNI périmée depuis plus de 6 ans, en échange de la nouvelle. Elle a fait la demande dans la mairie de sa Communauté de communes chargée des pièces d'identité. Elle réside dans la commune qui l'a vu naître, elle est petite-fille de haut magistrat, fille et belle-sœur d'anciens combattants hautement décorés, pilier de sa communauté. Elle est française car née en France et de parents français. Si elle est confrontée à tant de difficultés, songez aux difficultés rencontrées par les Français d'origine étrangère. C'est bien beau de vouloir sécuriser à l'extrême les titres d'identité, encore faut-il avoir un matériel fonctionnel en toutes circonstances et pour tous publics. Et faire preuve de souplesse en cas de défaillance technique. Vous ferez perdre moins de temps aux agents et aux administrés.