Accueil gendarmerie et enquête lors d'une plainte pour viol
Ressenti de l'usager : Négatif
Je veux déposer une plainte pour viols, la brigade numerique m'avait bien accueillie. Suite à mon audition à la brigade physique, la gendarmerie me donne un récépissé que pour violences sexuelles, or les critère sont a priori remplis. Ce que je dis est assez mal transcrit, j'ai l'impression qu'on me prend d'emblée pour une menteuse, je suis très fatiguée, c'est éprouvant. Je signe le PV en bon "soldat", je ne veux que renter et pleurer. "On est là pour décharger les magistrats", me dit un gendarme. Je suis contente de voir les gendarmes arriver, par la suite, pour l'enquête de voisinage. Je promène mon chien. Les gendarmes notent dans leur rapport "On aperçoit Mme X, qui flâne en chantonnant, le sourire sur le visage". Puis on demande, dans son audition, à celui que j'accuse : "Vous a-t-elle déjà aguiché, fait des avances?" On enquête sur aucune des rares pistes dont je dispose, le volet de violences de type conjugal qu'avait mentionné la brigade numérique n'est plus jamais évoqué par la suite. On préfère interroger des personnes biaisées à travers leurs liens familiaux avec celui que j'accuse. "On en a rien à faire de l'emprise, on cherche le violeur". Quand celui que j'accuse porte plainte contre moi, le même gendarme qui m'a interrogé pour ma plainte vient me voir pour me remettre ma convocation, je ne sais pas encore de quoi je suis accusé quand on me crie dessus "ce n'est pas bien ce que vous avez fait, vous n'avez pas le droit de faire ça"... or il n'y avait aucun mot de soutien pour moi, lors de ma plainte.