Des victimes laissées sans prise en charge après des faits extrêmement graves
Ressenti de l'usager : Négatif
Nous nous sommes présentés au commissariat du 8e arrondissement de Marseille après avoir été victimes de faits extrêmement graves : séquestration dans une voiture, violences physiques, coups et blessures et vol de notre téléphone. Juste après avoir réussi à nous échapper, nous étions en état de choc, en pleurs et paniqués. J’ai tenté plusieurs fois d’appeler le 17 pour obtenir de l’aide. Deux femmes différentes m’ont répondu. Étant incapable de me calmer et ayant du mal à parler après ce que nous venions de vivre, les deux appels se sont terminés par un raccrochage, au motif que je pleurais trop et ne me calmais pas. Nous nous sommes donc rendus directement au commissariat, pensant enfin y trouver de l’aide. Nous avions effectivement consommé de l’alcool ce soir-là car nous venions de fêter un anniversaire avant les faits. Nous ne le cachons pas et comprenons que notre état puisse être pris en compte. Cependant, nous avons eu le sentiment que notre alcoolisation était davantage retenue que les faits dont nous venions d’être victimes. Nous avons attendu plusieurs heures sans aucune information ni orientation, alors que nous étions les seules personnes dans la salle d’attente, en pleurs et complètement désemparés. Le plus choquant a été de voir plusieurs policiers présents dans les locaux, certains réunis dans une salle à discuter et rigoler pendant que nous attendions seuls dans cet état. Plusieurs comportements nous ont semblé manquer de professionnalisme.
Un jeune policier brun s’est notamment ouvertement moqué de nous alors que nous étions en pleurs, ce que nous avons trouvé totalement déplacé et irrespectueux. Après plusieurs heures sans prise en charge concrète, nous avons finalement décidé de partir, avec le sentiment que rester ne servait plus à rien. Notre mécontentement ne concerne donc pas simplement l’attente, mais l’absence d’écoute, d’information, d’orientation et de considération alors que nous venions de subir des faits extrêmement graves.