Gendarmerie: non possibilité de déposer une main courante
Ressenti de l'usager : Négatif
Début mai, je me suis présentée avec une amie à la gendarmerie de Ouistreham (Calavados) pour poser une main courante. En effet, j'avais été agressée verbalement par un collègue de travail dans le lycée dans lequel je travaille à 2 reprises et devant un témoin de "vouloir m'étrangler".
J'ai été accueillie par un jeune brigadier très vite rejoint par une 2eme brigadière. Ceux-ci n'ont pas voulu m'entendre ni me recevoir (ils ont juste lu le cerfa de mon témoin) arguant que mon agresseur avait dit qu'il voulait et non pas qu'il allait m'étrangler. Et de rajouter qu'une plainte serait de toute façon classée sans suite.
Ils ont aussi remis ma parole en doute quand je leur ai dit que c'est la gendarmerie de Douvres la Delivrande qui m'avait dit qu'ils étaient ma gendarmerie de secteur. Je pleurais à chaude larmes. Mon amie qui m'accompagnait a exprimé sa colère (sans injures).
Nous sommes donc sorties dépitées. Et nous sommes rendues alors au commissariat d'Hérouville-Saint-Clair qui a pris ma main courante. Et grâce à laquelle j'ai pu saisir le Rectorat de Caen, dont les services m'ont reçue très vite ainsi que mon agresseur qui a écopé en interne d'un blâme et d'un suivi psycho-médical.
J'écris aujourd'hui pour exprimer calmement le choc que j'ai reçu ce jour-là dans cette gendarmerie qui m'a refoulé à l'entrée. Et aussi pour dire que les violences faites aux femmes doivent être prises plus au sérieux et que les agents doivent être mieux formés à tout type de VSS, et surtout à la réception de leur parole. Passer la porte d'une gendarmerie n'est pas facile quand on est une femme. Voir sa parole minimisée, voire remise en cause, rajoute un choc émotionnel très fort à la première qui peut décourager. La posture de ces 2 gendarmes a été extrêmement violente pour moi.