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La préfecture du Rhône crée des cas des précarités et dois être tenu responsable de la création de situations précaires
Ressenti de l'usager : Négatif
Depuis 2023, j’ai déposé une demande de renouvellement de mon titre de séjour en qualité de bénéficiaire de la protection internationale. Après avoir saisi l’OFPRA, la préfecture du Rhône a clôturé ma demande au motif que je ne bénéficiais plus de cette protection, alors même que j’ai exercé un recours devant la CNDA, recours suspensif.
Depuis cette décision, je suis plongé dans une insécurité juridique totale. Il y a plusieurs mois, j’ai demandé à la préfecture, via son formulaire de contact, de m’indiquer mon statut administratif. À ce jour, aucune réponse. Je ne dispose ni d’une attestation de prolongation d’instruction, ni d’un récépissé, ni d’un titre de séjour valide. J’ignore dans quelle situation l’administration m’a placé.
Cette absence de réponse a des conséquences dramatiques. Après près de quinze ans de présence en France, j’ai perdu mes droits et toute possibilité de travailler légalement. Pour payer mes charges et subvenir aux besoins de ma famille, je n’ai aujourd’hui d’autre choix que d’accepter des travaux non déclarés. Ce n’est pas un choix, mais une nécessité créée par le silence de l’administration.
Le plus inquiétant est l’absence totale d’interlocuteur. La préfecture impose le formulaire en ligne, mais les messages restent sans réponse ou reçoivent des réponses automatiques. Les services instructeurs sont injoignables et le bureau du contentieux reste silencieux. J’ai adressé plus de cinq courriers recommandés, y compris avec copie à Madame la Préfète du Rhône, sans obtenir la moindre réponse. Face à cette impasse, j’ai dû confier ce dossier à mon avocat.
Mon cas n’est pas isolé. Le ministère de l’Intérieur doit prendre de mesure.des graves dysfonctionnements de la préfecture du Rhône dans le traitement des demandes de séjour et des réclamations des usagers. Une administration ne peut laisser une personne sans statut, sans réponse et sans solution pendant des mois. Le silence administratif ne doit jamais condamner un individu à la précarité