Comment les pouvoirs publiques fabriquent la précarité numérique, et imposent l'obsolescence programmée

Ressenti de l'usager : Négatif

J’ai reçu une lettre recommandée électronique, mais je n’ai pas pu accéder au courrier malgré plusieurs tentatives. La procédure d’identification dite « simple » ne fonctionne pas. Ce n’est pas uniquement lié à mon téléphone : j’ai aussi essayé avec le téléphone de ma femme, plus récent, et cela bloque encore.
J’ai dû me filmer plusieurs fois, filmer ma pièce d’identité, recommencer avec plusieurs téléphones, perdre du temps, puis recevoir encore des messages me demandant de recommencer. À un moment, ce n’est plus de la sécurité : c’est une impossibilité d’accès. Le plus grave, c’est que l’usager se retrouve ensuite exposé à une forme de pression : si le courrier n’est pas ouvert, il peut être présenté comme négligent.
C’est inacceptable. On ne peut pas, d’un côté, imposer une procédure d’identification lourde, instable, répétitive et parfois impossible à finaliser, puis, de l’autre côté, faire peser sur l’usager la responsabilité de ne pas avoir consulté le courrier. Le plus grave, c’est que lorsque l’identification simple ne fonctionne pas, l’usager est poussé vers des applications d’identité numérique qui ne sont pas compatibles avec tous les téléphones, notamment avec certaines versions d’Android. En pratique, cela revient à imposer l'achat d'un téléphone récent pour accéder à un simple courrier recommandé. C’est inadmissible.
Ce système participe directement à la précarité numérique.

Jérémy le 02/06/2026 - Seine-Maritime

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