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Défaillance institutionnelle et entrave au droit de porter plainte : le parcours d’une victime abandonnée par les services publics
Ressenti de l'usager : Négatif
Exposé des faits :
Dans la nuit du 7 au 8 mai, mon épouse a été violemment agressée. Rapidement prise en charge par les services de police, elle a ensuite été transportée à l’hôpital afin d’y subir les examens nécessaires en lien avec les blessures infligées.
Lors de cette intervention, les forces de l’ordre ont donné des instructions précises : à sa sortie de l’hôpital, ma femme devait prendre contact avec le commissariat de Noailles, afin d’obtenir une heure de passage pour déposer plainte contre son agresseur, alors placé en garde à vue.
Cependant, les faits suivants relèvent d’un dysfonctionnement manifeste :
Ma conjointe, blessée et sans moyen de transport, n’a pu se rendre immédiatement sur place.
Elle a néanmoins respecté les consignes données, en tentant, pendant près de six heures consécutives, de joindre le commissariat par téléphone.
En dépit de ses tentatives répétées — appels incessants, attentes prolongées, absence totale de réponse — aucun agent n’a daigné décrocher.
Ces appels ont eu lieu le jeudi 8 mai, jour férié. On pourra objecter que l'activité accrue ce jour-là expliquerait ces manquements.
Or, quiconque fréquente ce commissariat sait à quel point il est souvent vide, silencieux et sans affluence apparente.
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