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Accueil téléphonique sous estimant le danger
Ressenti de l'usager : Négatif
Dimanche 9 février 7h du matin. J’appelle le 17 car un homme tente de s’introduire par la fenêtre de ma voisine du rez-de-chaussée. Le 17 me bascule sur le commissariat de secteur le Raincy Villemomble.
Une femme au bout du fil me pose des questions : ce que j’ai entendu, la récurrence des faits, l’identités des auteurs, les liens entre eux, ça dure longtemps, trop longtemps au regard des faits qui se déroulent en bas.
J’ai l’impression de devoir la convaincre d’envoyer une patrouille.
Je lui dis qu’il faut venir vite. Que les coups entendus et l’acharnement sont impressionnants. Elle me dit de me calmer. Je réponds que trop de femmes meurent sous les coups des hommes.
Elle s’énerve me dit seulement, à ce moment de la conversation, qu’une voiture a été envoyée - alors qu’il aurait été plus efficace de me communiquer d’emblée cette information - et qu’on ne sait jamais ce qui se passe dans un couple.
Elle me raccroche au nez, énervée par ma remarque et la pression avec laquelle j’ai demandé l’envoi d’une voiture de police.
Je suis choquée qu’une femme, membre de la police , en Seine-Saint-Denis, de surcroît - département présentant le plus fort taux de féminicide - puisse montrer si peu de professionnalisme et de tact dans une situation de violence conjugale. C’est même très inquiétant. J’ai fait remonter cet échange aux agents venus sur place. Ils m’ont répondu ne rien pouvoir faire.
Qui va pouvoir expliquer à cette personne son rôle, au service des citoyens français et la sensibiliser à la question de la prise en charge des victimes de violences conjugales ?
Notre département sinistré mérite des agents consciencieux, professionnels et engagés dans les défis sociétaux relever pour que la violence envers les femmes et les enfants cesse.
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