DGFIP, Taxation d'office et Droit à l'erreur

Ressenti de l'usager : Négatif

Bonjour,
J'ai reçu par courrier un avis de rappel pour la taxe foncière, qui comporte une taxation d'office de 10% pour retard de paiement.
Je n'avais effectivement pas payé car je pensais que ça se faisait tout seul, par prélèvement sur le compte bancaire.
Mais je n'avais semble- t-il pas fait d'autorisation de prélèvement pour cet impôt en particulier...
OK, donc je paye ce qui m'est demandé, soit +10%. Et je fais l'autorisation de prélèvement, pour ne pas me faire reprendre.
Et en naviguant sur le site des impôts, je constate qu'il est fait la promotion des « nouveaux engagements du service public ».
Dont l’engagement numéro 1 est le "Droit à l'erreur" : « En cas d’erreur, l’usager est présumé de bonne foi ».
Et me vient alors cette question:
Comment peut-on :
- d'un côté systématiser la Taxation d'office dans le code des impôts,
- de l'autre se vanter d'appliquer un Droit à l'erreur ?
J'ai donc réclamé le remboursement des 10%. Qui m'a été accordé.
Et me vient alors une deuxième question : combien de contribuables ont-ils payé cette surtaxe, alors que de bonne foi ?
Combien doivent être remboursés ?
DGFIP indique que la taxe foncière rapporte 29 milliards par an, et est payée par 30 millions de foyers.
Question :
- les milliers de personnes taxées alors que de bonne foi, vont-elles être remboursées ?
- la taxation d'office chez DGFIP va-t-elle être supprimée ? Et l’article 1730 du code général des impôts (« Majoration de 10 % sur le solde pour retard ou absence de paiement à la date limite de paiement ») va-t-il être supprimé ?
Merci bien.

Jean-Michel le 17/02/2024 - Bouches-du-Rhône

Posté par La personne concernée

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Réponse du service Impots.gouv.fr

Bonjour,

Nous avons pris connaissance de votre retour concernant votre expérience avec la taxe foncière et la majoration que vous avez rencontrée. Nous comprenons votre situation et l'importance de cette question.

Il est vrai que le "Droit à l'erreur" est une mesure mise en place pour permettre une prise en compte bienveillante des erreurs commises de bonne foi par les usagers. L’usager doit ainsi pouvoir mettre à jour sa situation lorsque l’erreur est commise de bonne foi, sans risquer une sanction dès le premier oubli. Cependant, le système fiscal dispose également de règles de fonctionnement, dont certaines peuvent mener à une taxation d'office en cas de non-paiement dans les délais.

Votre initiative de régulariser la situation par la mise en place d'une autorisation de prélèvement est une démarche pertinente qui devrait éviter toute situation similaire à l'avenir.

Concernant vos interrogations sur le remboursement d'autres usagers, leur traitement relève de l'application des directives et des lois en vigueur.
Nous sommes vigilants à l'application des principes d'équité et nous nous efforçons de concilier rigueur fiscale et flexibilité face aux erreurs de bonne foi. Chaque retour est l'occasion d'évaluer l'efficacité de nos services et de les ajuster.

Nous restons attentifs aux retours pour faire évoluer nos pratiques dans l'intérêt général. Votre expérience contribue à cet objectif d'amélioration.

Bien cordialement,
Nathalie, pour la Direction Générale des Finances Publiques
Date de la 1ère réponse 21/02/2024

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