Opacité et intraçabilité pour le paiement d’une amende
Ressenti de l'usager : Négatif
Service concerné : ANTAI agence nationale de traitement automatisé des infractions -de amendes.gouv
Le service m’envoie un mél "retard de télépaiement" pour une pénalité de 35€ "en raison d’un stationnement gènant", avec menace d’extension à 135€ si je ne règle pas sous 48h.
Je ne me souviens pas de l’infraction mais je la crois possible.
Première étrangeté : aucune information n’est donnée qui pourrait m’aider concernant la date et le lieu de l’infraction. J’ai sillonné plusieurs régions cet été et j’aimerais au moins savoir où et quand j’ai commis l’infraction, pour ma tranquillité d’esprit. Ceci ne ressemble pas aux usages même automatisés de amendes.gouv. On m’indique simplement un "numéro de référence de télépaiement" à 8 chiffres.
Je clique sur "Régler" et une page s’affiche où je dois m’identifier, ce qui me semble normal. Mais, 2ème étrangeté, on me demande pour la première fois des infos personnelles telles que mon numéro de téléphone qu’ amende.gouv ne m’a jamais demandé. J’ai alors un doute sur la véracité du site et j’annule ma démarche pour vérifier les URL des pages concernées. Je vois alors en bas de page 2 propositions de liens vers d’autres modes de paiement dont " par téléphone", liens totalement inactifs quel que soit le navigateur. Après quoi je reprends ma démarche de paiement via un autre navigateur, je donne les informations demandées et les envoie. S’ouvre alors une page de paiement qui refuse mon n° de télépaiement, précisant qu’il se compose de 10 ou 14 chiffres et d’une clé à 2 chiffres. Je repasse donc par le navigateur précédent qui ne me demande que mes information de CB, sans repréciser le montant du paiement, ce qui me vaut une crainte momentanée. Finalement le paiement est accepté et le montant précisé (35€).
Il me reste à vérifier que je n’ai pas été dupé par un site frauduleux.
Au total : je trouve la procédure de ce site officiel anormale et pour tout dire méprisante. Je ne mets pas en cause la réalité de l’infraction.