Ma carrière dans le BTP BATIMENT et TRAVAUX PUBLIC
Ressenti de l'usager : Négatif
J'ai commencé à travailler à l'âge de 16 ans voire avant, où le travail était facile à trouver. Etant le dernier d'une famille de 12 enfants, j'ai dû me prendre en main rapidement, car j 'ai perdu mon père à 17 ans et je devais alors aider ma mère. J'ai été apprenti plombier chez un artisan puis j'ai rompu mon contrat car je n'apprenais rien, et j'ai ensuite continué dans d'autres entreprises dans lesquelles la sécurité au travail n'existait pas : on devait monter travailler sur des échafaudages sans sécurité, que l'on fabriquait avec des tubes soudés entre eux, à plus de 10 mètres de haut... il fallait faire avec. Puis 12 mois d'armée, pour la nation mais sans cotisation de retraite. Je suis ensuite retourné dans les travaux public dans une entreprise qui exploitait l 'ouvrier avec des conditions très difficiles comme les tranchées remplies d'eau ou dans des égouts en ville sans masque. Je devais creuser des tranchées avec la pelle, la pioche et sans protection, sous les intempéries sous la pluie ou dans le froid. J'ai alors repris mon métier de plombier toujours avec beaucoup de pénibilité : les baignoires en fonte à monter au 6e étage sans ascenseur, les radiateurs à porter... Mon corps a fini par ne plus accepter ces ports de charges, cette dureté au travail avec des horaires de 50 heures par semaine voire plus... D’où les accidents de la vie qui m'ont affecté en cours et en fin de carrière car mon physique n 'en pouvait plus.Me voilà ainsi arrivé à la retraite avec 688 euros, avec du mal à boucler les fin de mois, obligé de continuer à travailler comme beaucoup d'autres retraités... Je dénonce que les accidents de la vie ne soient pas pris en compte dans le calcul des cotisations car cela pénalise les personnes qui ont connu beaucoup de pénibilité dans leur carrière. Je trouve que cela n'est pas normal de vivre avec 1000 euros par mois ayant élevé 2 enfants. Voici mon expérience Cordialement