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Une question sur le chat en ligne de moncomissariat.fr
Ressenti de l'usager : Négatif
Beaucoup de personnes peinent à s'adresser aux forces de l'ordre et particulièrement concernant leurs problèmes autour d'Internet mais je suis moi-même une représentante de personnes accompagnées et j'ai voulu venir en aide à une amie qui s'est confiée à moi suite à une tentative d'arnaque financière d' "un brouteur" sur les réseaux sociaux, un arnaqueur souhaitant lui soutirer de l'argent après une tentative de séduction (fausse relation en ligne entretenue au fil des semaines) avec un faux profil.Bon gré malgré, cette amie n'a pas été prise dans les filets de l'arnaqueur mais étant touchée par l'abus de confiance et de faiblesse dont d'autres pourraient être ou avoir été réellement victimes, elle a souhaité faire un geste solidaire et citoyen en signalant cet arnaqueur mais ne voulait pas se rendre dans un commissariat pour des raisons personnelles.Pour ce faire, je lui ai conseillé de faire une déclaration et un signalement sur le site www.internet-signalement.gouv.fr . Quelques jours plus tard, elle me fait un retour pour m'expliquer que les questions posées sont un peu sommaires et ne lui permettent pas de donner plus de détails qu'elle ne l'aurait souhaité, à savoir qu'elle souhaitait communiquer des PIECES et éléments de preuves telles que des copies d'écran des discussions et profils sur les réseaux sociaux, le RIB proposé par l'arnaqueur afin qu'elle procède à des opérations bancaires.Je suis donc retournée vers le site de signalement pour "tester" la démarche en ligne et voir s'il y avait possibilité pour mon amie de livrer un complément d'informations et à qui m'adresser en ce cas mais je n'ai pas trouvé de réponse sur ce site. En lançant une recherche dans le moteur de recherche j'ai trouvé "moncommissariat.fr" et j'ai donc décidé de faire une tentative puisqu'on me proposait un tchat instantané...J'ai essayé d'exposer la situation de mon amie de la manière la plus concise et brève possible en précisant bien qu'il s'agissait d'une tentative et non d'une arnaque qui avait abouti et que mon amie par conviction citoyenne souhaitait réellement confier les informations en sa possession sans se rendre dans un commissariat ou une gendarmerie; je souhaitais savoir s'il y avait une possibilité de transmettre un complément d'informations numérique vers PHAROS.On m'a répondu que :- mon amie pouvait porter plainte // alors que j'ai expliqué qu'il s'agissait d'une tentative- dans la mesure où elle avait communiqué l'identité de la personne il n'y avait pas besoin d'éléments supplémentaires // alors que connaissant un peu le Droit, je sais que seul un juge d'instructions est en mesure de décider si une preuve sera retenue à charge ou non et qu'un officier de police a pour fonction de COLLECTER et compiler les éléments de preuves avant et au cours de l'enquête.Si mon amie n'a pas subi de préjudice financier, il est établi que moralement elle a été affectée par cette histoire et craignait que cet arnaqueur ne fasse d'autres victimes, particuliers comme professionnels. Elle-même m'a dépeint son inquiétude que faute de preuves en l'état sa déclaration soit tout simplement classée sans suite alors qu'elle posséde en sa main des éléments qui pourraient corroborer d'autres enquêtes passées ou à venir.Ainsi j'ai essayé de faire comprendre ce point diplomatiquement à la personne qui m'a répondu mais voyant que cette personne souhaitait que les choses restent en l'état ou me/la renvoyait vers un commissariat, devant ce sentiment de parler à un mur j'ai simplement mis fin à l'échange poliment mais fermement avant de recevoir un message pour aller vers cette enquête de satisfaction.Ma conclusion est que devant un geste spontané citoyen et la réponse insatisfaisante qui m'a été faire je reste assez amère ; J'aurais pensé que l'aspect virtuel permettrait justement davantage de possibilités notamment en matière de transmissions de documents (photos, copies d'écrans, enregistrements sonores) et non seulement de liens, prenant en compte que beaucoup d'infractions peuvent se faire dans l'espace virtuel privé et non public.Je sais que les pouvoirs publics travaillent beaucoup à "l'aller vers" et à la Participation des Personnes Concernées mais dans cet échange avec un policier dont j'ignore complètement la qualité (nom, grade, compétences, si un bot ou humain) je n'ai pas eu le sentiment que la spontanéité et la participation citoyennes à une action de justice aient eu un quelconque effet. Honnêtement je me suis sentie comme nombre de citoyens qui viennent porter une plainte et à qui on refuse une écoute dans certains commissariats, notamment des femmes face à des agressions.Je pense qu'au XXIème siècle on doit pouvoir déposer en ligne des pièces ou un témoignage sur la cyber-malveillance auprès des services concernés de la même façon que quelqu'un se présenterait PHYSIQUEMENT dans un commissariat spontanément pour déposer un élément trouvé dans la rue ou porter un témoignage sur une scène suspecte. Même si une femme refuse de porter plainte, lorsqu'elle signale un agresseur pour une tentative de vol de son sac par exemple, on prend quand même note du signalement et du portrait robot, des empreintes s'il y en a dans l'éventualité que cet agresseur ait fait ou fera l'objet d'une plainte déposée. Pourquoi alors virtuellement refuser un signalement et des éléments de preuve?Je pense que la Police Nationale a encore beaucoup d'efforts et de formation à faire en rapport à sa communication avec les personnes concernées victimes et le traitement des informations en dehors des mains courantes et plaintes. Une instance participative autour des forces de l'ordre nationale avec des antennes locales pourrait être un plus, surtout sur l'ouverture du dialogue entres forces de l'ordre, concernés et accompagnants notamment autour des points de cybermalveillance, harcèlement (scolaire et périscolaire)(de rue, en ligne).
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